L'EGLISE ST JULIEN (12e)

Bienvenu en l’église Saint Julien d’Issendolus                                                                                                                                   
La partie ancienne date de l’époque romane. L’abside et la travée de chœur sont probablement du XIIe siècle. On aperçoit à l’extérieur, les contreforts plats enveloppants amortis sur le pourtour de l’abside. Le clocher a été reconstruit à une date à préciser. L’église romane est bâtie en bel appareil de pierre de taille
« L’ancien niveau de toit du chevet se lit par la ligne de modillons cassés et de dalles. Puis une surélévation est réalisée probablement à la période gothique pour donner une élévation supplémentaire, comme à mettre à niveau la nef et les chœurs ».(D. Buffarot, guide du patrimoine, Figeac)
Des travaux importants auraient eu lieu en 1736 avec la reconstruction des trois vaisseaux et de la façade occidentale.
La voûte de l’abside est voutée en cul de four avec une torsade qui en décore le bord arrondi. Elle est surmontée d’une coupole à lanternon.
« Le chœur est en berceau plein-cintre, la croisée est couverte; les arcs en plein-cintre sont à double rouleau et impostes moulurées d’un tore et d’une bande ». (extrait du livre du Conseil Général, archives de Pierre 2011)
Au fond du chœur, trône une statue de la Vierge en bois polychrome de 98cm de haut et datée du XVIIIe siècle et restaurée en 2017. La porte du tabernacle a été refaite par M. Estève de Olivera, habitant d’Issendolus, avec une croix de Malte sculptée dans le bois en référence à Ste Fleur, moniale des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem qui est devenu l’ordre de Malte.
Sur le mur sud du choeur (à droite de l'autel), un grand tableau de Ste Fleur en extase, daté de 1840 et restauré en 2018 (2,3mx1,5m)
Au dessus de l’autel de la chapelle de gauche, on peut honorer trois saints, de gauche à droite :
  • St Julien à qui l’église est dédicacée, officier romain martyrisé au IVe siècle ;
  • Ste Fleur (1309-1347) au centre, née à Maurs (Cantal) qui vécut au monastère de L’Hopital-Beaulieu d’Issendolus et qui est honorée comme la sainte patronne du village depuis le XIVe siècle,
  • St Jean Baptiste, cousin du Christ, saint patron de l’ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem auquel appartenait Ste Fleur.
  • A gauche de l’autel, une chasse de Ste Fleur offerte à la paroisse en 1978 par la Visitation de St Céré. Au-dessus de la chasse, un vitrail du XIXe siècle représente Ste Fleur auréolée en habits de l’Ordre, retenant des roses dans le pli de son manteau.
    A gauche du chœur, les reliques de Ste Fleur rendues à la paroisse en 1859 et mises en ostentation en 2014, avec à droite, un bas-relief polychrome en bois du XVIIe siècle, restauré en 2017, représentant une extase de Ste Fleur dans laquelle, elle demande au Christ d’être associée à ses souffrances de crucifié. Reliques et bas-relief ont été sauvés du pillage du monastère de l’Hôpital-Beaulieu en 1793.
    Dans le mur de gauche sont insérés les os de la Vénérable Galiote de Ste Anne, de Gourdon Ginouillac-Vaillac (1588-1618), prieure du couvent des Fieux (Miers), puis coadjutrice de l’Hopital-Beaulieu, morte saintement à 29 ans après avoir réformé la communauté. Une plaque commémore ce gisement.
    Au dessus de l’autel de droite dédié à la Vierge, figurent des statues du Sacré Cœur, de Notre Dame de Lourdes, et de Saint Joseph.
    Une statue de Notre Dame de Rocamadour a été installée à droite de l’abside au cours de l’année jubilaire 2013 à l’issue du pèlerinage des paroisses du secteur le lundi de Pentecôte.
    Dans l’église, on trouvera les statues de St Antoine de Padoue, thaumaturge franciscain et Docteur de l’Eglise, qui vécut très longtemps à Brive, de Ste Jeanne d’Arc, patronne de la France, et de Ste Thérèse de Lisieux, patronne des missionnaires, docteur de l’Eglise et qu’on peut appeler la Ste Fleur des temps modernes.



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